Emilie sort de l’Ecole Nationale de Rosny-sous-bois en 2004, passe brièvement au Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne, travaille pendant trois ans auprès de Nordine Allal, Abdeliazide Senhadji et Mahmoud Louertani au Centre des Arts du Cirque de Lomme. En 2007, elle intègre la compagnie XY pour une reprise de rôle dans «Laissez-Porter» et dans les pièces de la compagnie du Fardeau. Formé à l’école de cirque de Moscou puis au Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne, il participe à la création du spectacle «Voir plus haut» mis en scène par Jacques Rebotier. De 1998 à 2001, il tourne avec le Cirque Baroque dans «Frankenstein» et «Ningen». De 2001 à 2006, il crée avec le Cirque Désaccordé «Les oiseaux le bord du monde» mis en scène par François Cervantes et «Après la pluie» mise en scène collective. Il tourne deux ans «Sang et Or» avec le Cirque Zanzibar. Ensemble, ils participent à la création de «La pièce» chorégraphiée par Fabienne Donnio. En 2009, ils font partie du projet «Bulles de rêves» mis en scène et chorégraphié par Nordine Allal et Salem Hammadi.
Dès 6 ans, il participe à la tradition catalane des «Castells» (tours humaines) puis entre en formation à la escola de circ Rogelio Rivel de Barcelone en 2001. En 2003, école de cirque de Lomme où il se spécialise en portés acrobatiques. En 2006, il rejoint le spectacle «Après la pluie» du Cirque Désacordé.
Après avoir acompagné la compagnie XY dans divers stages de portés, il l'a rejoint pour Le Grand C.
Il se forme en acrobatie et aériens aux Noctambules puis à Balthazar et à l’école de Cirque de Châtellerault. Il poursuit sa formation artistique aux Centre des Arts du Cirque de Lomme. Il crée le spectacle «Yvan le T.» avec la compagnie Sisyphe et «Trans(e)» avec la compagnie Comme la Lune. Il participe à l’Opéra «Orpheo» de Monteverdi, «Don Quichotte» de la compagnie Fahrenheit 451, «Cocons» des Tréteaux du Coeur Volant et intervient régulièrement dans les concerts de Marc Perrone. Il se forme parallèlement en régie et participe à la création lumière de «Laissez-Porter» de la compagnie XY dont il suit la tournée.
En 1994, il sort du Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne. Depuis, il a participé à de nombreux projets: entre autres «Vox populi vox» de la compagnie Pierre Doussaint, fondation en 1996 de la compagnie Mauvais Esprit, «Ningen» et «Frankenstein» du Cirque Baroque, «Bartleby» de la compagnie François Verret. En 2001, il crée les spectacles «Cabane, jeu de cirque» et «Rushs» avec les compagnies de l’Ebauchoir et Ici ou Là. On a pu le voir à l’affiche des «Sublimes» de la compagnie Hendrick Van der Zee. Depuis 1998, il interviennent à l’école de cirque de Lomme en portés acrobatiques. En 2005: «Laissez-Porter» de la compagnie XY et «Je Tu Lui» de la compagnie de l’Ebauchoir.
Fils d’immigrés italiens, né en France, il a passé son enfance en banlieue parisienne. Il est d’abord devenu guitariste mais la chanson de Brel, Vesoul, avec Marcel Azzola, puis des musiciens cajuns, écoutés un dimanche à la fête de l’Huma, ont fait tomber Marc Perrone fou amoureux de l’accordéon diatonique. C’était dans les années 70. Cette passion ne l’a jamais quitté. Rien de ce qui touche à cet instrument ne lui est inconnu. Il en possède plus de trente. Il est passé par la danse et la musique traditionnelles, les bals, la lutherie, l’enseignement. Son premier album est sorti en 1979 chez Polydor sous le titre épuré de « Accordéons Diatoniques ». A partir de là, Marc Perrone a partagé sa musique avec de nombreux musiciens qui sont tous restés ses amis: Marcel Azzola, Bernard Lubat, Michel Portal, Louis Sclavis, Jacques Di Donato, Andé Minvielle, Arthur H. Il a fait des musiques de films dont La Trace de Bernard Favre et Un dimanche à la campagne de Bertrand Tavernier. Il a composé de nombreuses musiques qu’il a jouées en direct sur des films muets (Jean Renoir, Charlie Chaplin, Jean Vigo...). Il a aussi fait des musiques pour le théâtre et la télévision et il a donné des concerts, des milliers de concerts dans toutes sortes de salles et dans les cinq continents. ll a créé des spectacles-concepts, Cinéma-Mémoire en 1993, Ciné-Guinche pour le festival de Cannes 98, Voyages en 1999.
Loïc Touzé s’installe à Rennes en 1999. Son arrivée est marquée par Déplace
(2000), une manifestation autour de la performance, qu’il co-organise avec Larys Frogier et le Centre d’art contemporain La
Criée. Toujours dans cette ville, Loïc Touzé participe à l’émergence d’Aéroport
international, association réunissant cinq artistes (Compet, Cottencin, Laâbissi, Michard, Touzé) en
vue d’inventer un nouveau lieu pour les pratiques artistiques contemporaines.
Il codirige par ailleurs entre 2001 et 2006 les Laboratoires d’Aubervilliers, lieu d’expérimentation qui accueille
des artistes travaillant aux franges de leurs disciplines, propose des formations et réalise des éditions.
Ces années sont aussi celles des projets au très long cours. La participation à D’un faune…
(éclats), avec le Quatuor Knust (1999-2003) est un moment essentiel de pratique critique autour du
répertoire.
Se déroulant sur quatre ans, Morceau se développe comme un faisceau proliférant de micro-performances
(2001-2005). Cette pièce constituera un moment essentiel des pratiques scéniques de déconstruction des
attendus de la représentation spectaculaire, dans le mouvement même de l’adresse au public. Cette proposition
est conçue et réalisée avec Jennifer Lacey, Yves-Noël Genod et Latifa Laâbissi.
En 2003, Loïc Touzé et Latifa Laâbissi, en collaboration avec Jocelyn Cottencin réalisent Love,
qui retrouve les apparences plus conventionnelles d’une pièce pour six interprètes sur un plateau. Love
aiguise le questionnement perceptif d’un geste sous-déployé, et pourtant manifeste jusque dans la
nudité, investi au comble d’un savoir performatif apte à déjouer l’image au moment où il la
produit.
Dans Elucidation, Loïc Touzé paraît rassembler tout ce savoir critique du corps, dans un solo de danse
simplement assumé (2004).
Loïc Touzé a par ailleurs une importante activité d’enseignant, aussi bien à l’école du
Théâtre National de Bretagne, à l’université (Rennes, Paris 8), à ex.e.r.ce (CCN de
Montpellier), pour des écoles d’art et d’autres lieux de formation à l’étranger (Lisbonne, Vienne,
Istambul). Parmi les signataires du 20 août, il s’est attaché à l’approche critique de ces questions,
et co-signe les 10 propositions pour une école.
Concevant la formation comme activité de création, c’est également sur ce terrain que Loïc
Touzé noue la logique de tout un parcours qui aura fait basculer la notion de performance virtuose au service d’une
danse indexée sur sa technique, vers celle de performance questionnant en actes les implicites de la
coprésence des corporéités dansantes et spectatrices, comme de leurs modalités perceptives.